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Une politique dans l’agilité et l’autonomie

Johan Bioley est un jeune architecte travaillant notamment en région parisienne. Il a fondé en 2011 avec deux amis architectes — Alice Payet et Olivier Jacques — le collectif Jouir. Fondé autour d’une réflexion critique sur le rôle des architectes et de l’architecture, le collectif a déjà réalisé différentes installations et mobiliers (visible ici :http://yoglane.wix.com/jouir# !instalations/c1n0f). Ils interprètent ici les implications politiques de leur action sur le territoire ; s’interrogeant sur leurs moyens (notamment l’organisation de leur communauté) et leurs buts (la possibilité de modifier un milieu avec ses habitants et en dehors des décisions institutionnelles).

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Le chat - Jouir

Lorsqu’il pose ses coussinets sur le sol, le chat doit bien sentir qu’au velours de son toucher, sa félinité porte au regard de ses observateurs, toute la particularité de son adéquation au monde. En tant qu’habitant d’une ville, cette sérénité par le geste pour ce qui l’entoure, nous la décelons dans son déplacement le long des corniches d’appartements, dans des sauts d’obstacles bien plus grands que lui, lors de réceptions sur pattes après avoir assisté à l’aisance de son corps dans la chute. Par cette agilité, il flâne dans des lieux inaccessibles pour l’homme affirmant son autonomie sur les parcours urbains… Cette agilité, cette autonomie, pouvons nous y déceler une forme politique concomitante au travail du collectif Jouir ces deux dernières années ? Récolter l’état de jouissance que porte une émotion positive partagée ? C’est précisément le sujet de ces quelques lignes dont je vous invite à la lecture.

Tout d’abord je souhaiterais expliquer ce qu’est un collectif.

Il s’agit d’une forme d’organisation horizontale et autogérée. C’est-à-dire qu’il fonctionne sans hiérarchie et qu’il n’a pas de statut administratif. Une association de fait. Il est toléré par la législation et n’implique pas de convention particulière. Sa politique est à définir par ses membres qui sont liés par volontariats. Dans le cas du collectif Jouir, les décisions sont prises au cours d’un échange qui, lorsqu’il se choque à un désaccord, entraîine à la création de plusieurs pistes qui s’envisagent alors. Autre qu’un désaccord nous parlerons d’une arborescence de possibles. Ainsi, plutôt que de renier une proposition qui ne semble pas opportune dans une situation particulière, elle s’envisage dans un autre contexte. Toute proposition dégage un contexte singulier qui enthousiasme à la recherche d’une application postérieure. Elle est à ce titre initiatrice d’avenir.

Autre forme concrète de gestion de ce désaccord, plusieurs propositions peuvent s’adjoindre complexifiant l’objet en question ou se côtoyer. C’est le cas des installations produites au Tréport dont nous conterons l’histoire ci- après. Ces méthodes de travail nous permettent de transformer des situations de frustrations en perspectives motrices et d’inscrire notre démarche dans le temps.

Il peut sembler inquiétant de travailler sans revenu financier. Mais au-delà de cette contrainte vitale, c’est avant tout l’expérience d’une reconnaissance sociale et l’adéquation à une vision singulière qui nous a ont satisfaites jusqu’à présent. La gratuité étant le prix de cette prétention à la liberté dont nous remettons en question la définition constamment.

Sa légèreté structurelle et sa gratuité sont les avantages du collectif. La légèreté et la gratuité, deux valeurs précieuses qui nous onta semblés importantes de traverser. Elles ne nous ont pas empêchés de travailler avec des organismes aux structures plus « abouties ». Comme il a été le cas auprès d’associations. Nous sommes généralement intégrés au titre de bénévoles associés. C’est le cas de notre intervention lors de la fête des grands Moulins qui sera le deuxième projet énoncé dans cet article.

Notre démarche s’élabore dans des rencontres sensibles et sur la nécessité de trouver un espace dans lequel porter nos réflexions et notre savoir-faire. Comme un chat invité à faire déambuler des inconnus sur sa corniche.

Nos installations spatiales… aménagements, scénographies, micro-architectures, mobiliers, objets… sont réalisées hors des agences d’architectures puisque nos problématiques ne se fondent pas sur une rentabilité financière ou sur un échange exclusivement professionnel. Il s’agit plutôt d’expérimentations sur la fabrication d’architectures partagées ou/et interactives. Cette démarche n’est pas isolée, d’autres collectifs comme Gvng ou Elastique en font l’application et ouvre à une tendance de l’architecture contemporaine. La voix a été initiée par des collectifs à la renommée montante tel Etc ou Exyzt. Elle se distingue des schémas classiques proposant un regard neuf sur la pratique de cette discipline. L’architecture comme une profession qui reste à inventer.

Notre travail est en soi « un doux parasite » et une proposition politique qui questionnent sur les capacités d’autonomie et d’échanges d’un groupe de personnes avec une société. Comment une proposition de travail issue d’une réflexion collective autonome, ce que je nomme le travail du chat, se positionne dans son rapport avec la production architecturale dite courante ?

Une des réponses est peut- être celle de l’image du chat, qui par son agilité fréquente des lieux inaccessibles. Nous allons là où le travail est absent. Dans les délaissés de l’architecture. Fêtes de quartier, kermesses, friches, paysages sauvages… Autant de lieux dévalorisés dans l’apriori d’une pauvreté économique et culturelle. En marge, autogérés pour les uns, abandonnés pour les autres. Source d’une potentialité masquée par l’habitude du non-regard généralement posé dessus. Ils sont pourtant la ressource d’une vie particulière, et pleine de richesses ! L’attraction et la répulsion de cses lieux et de ces groupes de personnes avec ce que nous nommons communément « le système » et les hommes qui le composent, créent un échange de regards partagés, dont nous émettons l’hypothèse qu’il est une source de stimulations et de complémentarités. La tension suscitée est positive puisque ces regards ne s’opposent pas par nature entre eux. Ils se compensent mutuellement dans la création de perspectives parallèles et interagissent ensemble dans un espace vibratoire qui s’invente à mesure de ce côtoiement à distance, et qui n’envisage que de se partager. Voilà la relation entre le chat qui se promène sur le toit avec un homme qui passe en bas dans la rue. Et comme résultante la révélation sur leurs potentiels mutuels.

Le collectif Jouir

En ce qui nous concerne, Jouir fonctionne sur le principe d’une plateforme ouverte que d’autres personnes peuvent pratiquer. C’est un espace où l’architecture n’est pas le règne des architectes et où l’imaginaire s’invente les pieds sur terre. D’autres sensibilités, professions peuvent s’y joindre, ce que la forme de collectif rend possible sans contrainte administrative.

Nous pourrions résumer notre travail simplement. En deux questionnements : Pourquoi n’y aurait il pas rien plutôt que quelque chose ?

Ayant pris conscience qu’une construction n’était pas dépourvue de sens, de qualité esthétique ou sans considération pour l’autre. Qu’un paysage n’avait pas moins de valeur qu’une construction, et qu’une ruine nous passionnait parfois plus qu’une construction neuve. Nous avons pris comme postulat cet œil averti pour chacune de nos interventions. Voilà ce qui serait l’origine de notre aventure.

Lorsque nous évoquons le rien, dans le questionnement ci-dessus. Il ne s’agit pas de le confondre avec le néant, il y a toujours quelque chose qui nous précède, et c’est à partir de la connaissance de cet existant qu’il s’agit de commencer ou de refuser d’agir.

Souvent les constructions neuves ne le prennent pas en considération. Il arrive qu’elles effacent le passer et brisent l’élan du présent par négation des composantes vivantes qui animent un territoire. Qu’il s’agisse de son histoire, de sa géographie, de sa faune, de sa flore ou de ses habitants. La décision de construire porte pour nous la responsabilité et le devoir de les intégrer dans son processus. Elle doit s’adapter au cas par cas par une vision sensible et précise à la fois macro/micro locale, locale et globale. Des échelles qui permettent de prendre conscience des véritables enjeux d’un territoire. Elles peuvent s’apprécier comme des outils méthodologiques présents dans les dessins d’un architecte. Toute construction neuve à pour nous le devoir de transmettre le passé et de conserver le présent vivant à travers sa nouvelle « forme ». Sans quoi, elle contient la néfaste capacité de briser le développement d’un territoire et son identité.

À ce jour, Jouir a trouvé place dans des interventions « in situ », soulignant les qualités d’un site et dans l’objectif d’y révéler du sens. Notre travail a pris place dans la création d’ « objets » qui ne portent pas le risque de défigurer l’existant. Il le ré usage, l’active. La chose construite est en ce sens souvent éphémère. Elle est démontée après fabrication. Il s’agit d’une approche consciente qui ne se substitue pas pour autant d’un rapport avec l’eternel et la durée. Les matériaux que nous utilisons portent les traces du temps passé sur eux. Une odeur, un toucher, une sensualité. Notre travail tend à se rapprocher de celui de l’artisan qui façonne la matière en la touchant, et qui traduit ainsi cette sensualité visible dans la chose finie. Nous portons le militantisme de cette sensualité qui a tendance à disparaitre avec les procédés de construction contemporains. Par lesquelles les traces de l’homme et du temps sur la matière sont remplacées par son lissage. Lissage dû aux procédés de fabrication entièrement réalisés par des machines.

En restant acteur de l’intervention depuis l’idée jusqu’à la réalisation, en joignant nos pensées à nos mains tout en s’ouvrant aux besoins, envies et désirs des personnes que nous rencontrons. Nous constituons ainsi l’acte de vivre chaque étape d’une démarche de créateur/constructeur, pour laquelle nous transmettons l’engouement, au regard d’une discipline (l’architecture) parfois mal appréciée car trop souvent lointaine des enjeux réels du plaisir de faire son « habiter ». Il est souvent reprocher aux politiques et aux architectes d’être les têtes pensantes d’un processus décisionnel pour lequel ils ne sont pas les exécutants. Comme si l’appareil sociétal français avait disjoint le corps de l’esprit. Appareil qui se lit explicitement dans les procédés constructifs publics. Les politiques décident, les architectes transcrivent en formes puis les ouvriers exécutent. Dans notre pratique, il y a pour nous la volonté de retrouver ce corps et cet esprit liéser. Sans dévalorisation de la réalisation même. Et dans la proximité des personnes qui fréquentent le lieu de notre intervention.

Notre deuxième questionnement est : pourquoi y aurait-il des architectes et pas simplement des hommes qui construisent ?

En effet notre société s’est structurée en formant des corps différenciés. Le boulanger, le docteur, le maçon, l’assureur... l’architecte, le client. Mais à mes yeux il y a dans la notion d’habiter une résonnance plus intense, une relation « intimisogène », une intimité innée, entre l’habitant et son habiter qui s’induit naturellement quand quelque chose se construit. Tout d’abord dans le rapport à l’environnement (terres, plantes, voisins, passants, autre s bâtis...). En bref, par l’appartenance commune à un univers complexe et multiple qui s’amenuise sans le prendre en considération.

Ensuite dans la participation de l’habitant à son habiter. Du maiître d’ouvrage à son édifice. De même entre l’usager et l’espace public. Ces rapports sont souvent évincés ou réduits au vu des possibles. La plupart des constructions étant exclusivement réservées aux disciplines du BTP. Le terrain sur lequel l’entreprise construit, « le temps du chantier », est souvent un espace interdit aux usagers pour des raisons de sécurité. Dans le meilleur des cas, il se limite à des visites ponctuelles au cours desquelles, ils en restent spectateurs.

La vision négative du fonctionnement actuel est qu’il laisse percevoir à l’usager que la chose en train de se construire ne le concerne pas ou peu. Qu’il la subit plus qu’il ne la veut. Or cette démarche instituée est critiquable. L’avis, le regard et la médiation entre les usagers et les professionnels participent très clairement à l’émancipation de cette notion d’habiter. Ou dit plus généralement, laisser la possibilité de l’usage d’un espace à quelqu’un l’ouvre à sa fréquentation. L’inviter à participer lui donne son appartenance.

Des notions qui ont été développées chez les architectes Lucien Kroll, Patrick Bouchain et d’autres… et qui restent d’actualité. Le collectif Jouir se positionne donc sur ce plan esthésique. Il contient des valeurs, des principes, une éthique qui guident vers une esthétique qui ne se contentent pas d’être une forme.

Ce qui nous intéresse est de créer l’émotion positive que provoque la chose en train de se faire et qu’une fois réalisée, elle resplendisse de cette émotion partagée. Ce que nous nommons l’état de Jouissance. Ici nous trouvons l’objectif de notre engagement et un certain envoûutement. Cette émotion partagée se traduit dans les faits par l’intention de ne rien décider ou de figer au préalable, de laisser place à de l’inconnu.

Ainsi, nous travaillons à multiplier des « chantiers ouverts », au cours desquels nous laissons la possibilité à chacun de trouver sa place, et décider de son propre investissement. Nos interventions dans l’espace public traduisent cette action civique qui consiste à s’octroyer le pouvoir politique le temps d’un évènement, par le fourmillement d’une collaboration collective éphémère. Par ce biais chacun devient un acteur politique à sa façon même si ce n’est pas son métier. Ce rôle est par définition inné à chacun dans une vie en société et même soutenu par des professionnelles de la politique… Chacun peut s’investir dans une action politique et citoyenne et décider par conviction profonde, de participer à la fabrication de la ville.

Nos interventions profondément utopique et universaliste ne sont réalisables que par petites touches. Elles se ponctuent et s’élaborent d’écritures, de peintures, de dessins, de musiques, de vidéos et de photographies, qui accompagnent ces expériences et nourrissent notre témoignage.

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L’arborescence des possibles - Jouir

Nous associons notre démarche à la recherche de lieux par lesquelles elle se diversifie. Voici deux réalisations qui permettront de l’entrevoir, au Tréport en Normandie et dans le 13e arrondissement de Paris. Et qui traduisent nos intentions d’initiative citoyenne et politique.


1-Tréport 48h
Nos premières installations ont eu lieu en 2011 dans la ville du Tréport en Normandie. Nous nous étions pour cela contraints à une création en 48 heures. En se plongeant dans une démarche parfaitement autonome et sans autre contrainte. Une chambre, une voiture, des vis et une perceuse, nous n’avions rien d’autre. Nous avons donc dû le premier jour prendre nos repères. Trouver où récolter des matériaux tout en nous racontant ce que nous évoquait cette ville que nous découvrions pour la première fois. Le soir, l’analyse au fil des marches nous a permis l’élaboration d’un scénario. Et nous nous sommes tenus le deuxième jour à le réaliser tout en laissant notre inspiration et nos échanges l’enrichir.
Par ce procédé, et avec le principe d’arborescence de possibles évoqué plus haut. Deux lieux ont été fréquentés symbolisant notre narration. La promenade sur les falaises de craies et le cœur industriel ou fur fabriqué, « le podium et lit de sable pour lolita ».

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Installations au Tréport - Jouir

Deux installations visant à joindre symboliquement des parties de villes fragmentées. Le cœur industriel en friche, la promenade sur les falaises de craies sauvages et la ville habitée. Le scénario deviînt le suivant. Des pièces du chemin de fer ont été disposées sur la falaise sous un podium fabriqué en bois de palette. Lequel donne une perspective à la fois sur la mer et sur la ville en contrebas. On pouvait y percevoir au loin le chemin de fer près duquel nous avons disposé un lit de sable sur lequel nous flânions comme en centre ville. Des rondins de bois dressés signalaient une gare imaginaire et une friche habitée. Depuis la friche nous pouvions voir le podium au loin. Ces entrelacements symboliques et physiques furent pour nous la résolution de cette fragmentation urbaine. Et la première observation que nous avons pu poser sur notre travail dans le cadre d’une intervention douce paysagère.
Elles ont été les premières traces de notre chat découvrant son univers

2- La fête des grands moulins
La fête des grands moulins est une expérimentation sur l’acte de construire. Elle s’appuie sur le principe fondateur d’une proximité entre les constructeurs et les habitants, en proposant une démarche participative et expérimentale sur la problématique du « vivre- ensemble » : l’acte de construire comme évènement commun.
La fête des grands moulins est un événement annuel, en plein air et gratuit se situant sur l’esplanade Vidal-Naquet dans le treizième arrondissement de Paris. Organisée par l’association « Notre quartier 13 » qui est composée d’habitants de quartier et dont les moyens résident dans un réseau local bien efficient. Son objectif est de regrouper sur deux journées les différentes structures participantes à la vie du 13e. De la compagnie de théâtre à la banque. De l’association religieuse aux centres d’animations… Une application concrète d’une synthèse sociale visant à créer du lien entre les différents acteurs de la vie d’un quartier.

Pour cela Jouir s’est allié au collectif Gvng, un autre collectif d’architectes, et à la Grande Masse des Beaux-Arts (GMBA). Ainsi qu’avec des étudiants de l’école d’architecture Paris-Val- de-Seine auxquels nous avons proposé de concevoir puis de réaliser avec nous.
Le chantier s’est effectué au pied de l’école d’architecture, dans des voûtes inoccupées sous les maréchaux, regroupant parfois jusqu’à trente personnes.
Notre quartier 13 et ses collaborateurs, nous ont laissé carte blanche sur la conception, gérant les problématiques administratives et d’organisation liées à la fête. Nous présentions avec Gvng et GMBA l’évolution de notre travail lors de réunions auxquelles participaient les diverses structures participantes. Prenant en compte les opinions et les soucis de chacun pour leur trouver des résolutions concrètes dans l’objet final. En particulier au sujet de la surface d’affichage et du positionnement des différentes structures sur l’esplanade. Il en résulta un mobilier dont nous avons voulu une lecture à la fois diverse et unie. Plusieurs éléments qui n’en composaient qu’un seul. Le « serpentable ». Réalisé principalement à partir de caisses servant au transport de vitrages. Et qui nous ont été léguées par les ouvriers d’un chantier plutôt que d’être jetées.

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La fête des Grands Moulins - Jouir
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La fête des Grands Moulins - Jouir

Nous avons fait valider notre travail en mairie et auprès de la préfecture de police. Pour autant, nous n’avons pu accomplir entièrement notre démarche. Une implication partielle des associations et habitants, uniquement lors des réunions et lors de l’évènement mais absente au cours du chantier. Cela probablement dû en partie à sa non- visibilité. Les voûtes étaient masquées et séparées de la rue par un portail. Autre raison probable, un manque d’intérêt ou de temps à consacrer pour ce type d’action. De ces inaboutis, nous avons envisagé une autre situation pour la prochaine fête des grands moulins en 2014. Le chantier aurait lieu in situ sur l’esplanade Vidal-Naquet en vu de simplifier sa fréquentation et notre rencontre avec le « public ». Ainsi qu’une communication plus importante sur notre procédé.

Les différents retours participants/publics furent néanmoins positifs. Nous avons pu rencontrer Mmonsieur le Mmaire du 13e arrondissement. Ils nous ont tous assuré de leur soutien pour la suite. Là aussi, et bien que ce ne soit pas le centre de notre propos, cette action citoyenne aura trouvé des échos politiques…

Il y a bien des ponts à fabriquer pour porter les qualités du chat à une traduction politique. Exercer une politique en dehors du milieu mais bien dans le lieu. Avec la responsabilité du vivre- ensemble. L’initiative comme acte positif… l’émotion positive partagée, interactive, attractive, sensuelle, activatrice et enthousiasmante… Ce que porte cette démarche modestement agile et autonome. À la rencontre et dans le partage d’une patte douce foulant le sol.

Johan Bioley, Collectif Jouir